COMMUNIQUÉ

les revendications… toujours les revendications…

rien que les revendications !

 

ABROGATION DE LA LOI TRAVAIL, NON A UNE LOI TRAVAIL XXL, …

Dans la droite ligne du précédent quinquennat, les annonces faites par le Président de la République et son gouvernement ne vont pas dans le sens des intérêts des travailleurs.

Avant même sa prise de fonction, il indiquait que la priorité des priorités était la réforme du code du travail.

En guise de réforme et sous couvert « d’équité » et de « libération des énergies », le gouvernement prévoit la pulvérisation pure et simple de celui-ci dans toute sa partie protectrice des salariés, via des ordonnances.

Comme si le code du travail n’avait pas déjà été attaqué de toutes parts par la précédente loi et comme si déjà les prémices de la remise en cause ne se voyaient pas dans le secteur privé et même dans le secteur public au détriment des salariés.

Comme si une once d’équité pouvait exister dans le rapport employeur / salarié qui existe dans les entreprises !

Ce n’est pas l’équité qui a construit le code du travail, mais la force de la mobilisation et la détermination des travailleurs auxquels rien, jamais, n’a été donné. Aujourd’hui il faudrait détruire tout ce qui a été acquis :

En finir complètement avec la hiérarchie des normes.

La loi Valls-El Khomri a ouvert une large brèche en autorisant l’employeur à déroger au Code du travail et à l’accord de branche concernant notamment l’aménagement, la durée du travail et en facilitant les licenciements dits économiques.

Ainsi l’employeur commence à faire sa loi au moyen d’un accord d’entreprise, même minoritaire, pour tirer les rémunérations et les garanties au plus bas. C’est l’organisation du dumping social.

Dans cette voie, le Président Macron a inscrit dans son programme qu’il faut maintenant : « changer profondément la construction de notre droit du travail et permettre aux accords de branches et d’entreprise de déroger à la loi par accord majoritaire sur tous les sujets souhaités ».

L’objectif est de déroger au code du travail, par accord d’entreprise défavorable pour les salariés, dans de nombreux domaines dont le contrat de travail, les salaires, les conditions de travail en utilisant la bonne vieille méthode du chantage à l’emploi…

Diminuer les droits syndicaux

La loi Rebsamen a diminué les droits en autorisant le regroupement des Instances Représentatives du Personnel (Comité d’entreprise, Délégués du Personnel, CHSCT) dans une délégation unique. Ce regroupement peut être décidé par l’employeur dans les entreprises de moins de 300 salariés et par accord au-dessus de ce seuil.

Macron, dans sa campagne électorale, a prévu d’aller encore plus loin avec une fusion complète : « dans toutes les entreprises et tous les groupes sans limitation de plafond, sauf accord d’entreprise visant à maintenir les instances existantes ou à en créer de nouvelles ». Ainsi Macron éliminerait la nécessité d’un accord.

Cela entraînerait moins de délégués, moins d’élus, moins d’heures, de droits syndicaux et la suppression des CHSCT tant souhaité par le MEDEF.

Plafonner les indemnités pour licenciement abusif

Le Président Macron veut plafonner les indemnités obtenues devant les Prud’hommes par les salariés victimes de « licenciement sans cause réelle et sérieuse ».

Le Patronat se réjouit par avance de cette mesure qui faciliterait les licenciements en permettant aux employeurs de provisionner des sommes précises pour jeter les salariés hors de l’entreprise, même sans motif ou sans respect de la procédure.

Porter un coup mortel à la Sécurité sociale à l’automne

En supprimant la « cotisation salariale » (mesure inscrite en toute lettre dans la profession de foi du candidat) et augmenter la CSG.

Supprimer les retraites par répartition

et les régimes particuliers avec la retraite par point qui entraînerait la baisse de toutes les pensions (mesure du programme qui a été confirmée depuis).

Casser le statut de la Fonction publique

En développant le recours aux contractuels, et en supprimant le point indiciaire commun aux 3 versants de la Fonction publique.

 

FORCE OUVRIÈRE DIT :

NON AUX ORDONNANCES MACRON, NON A LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL

  • Abrogation des lois EL Khomri – Rebsamen – Macron et rétablissement complet du Code du travail et de la hiérarchie des normes.
  • Maintien de tous les droits syndicaux et des Institutions Représentatives du Personnel. Pas de fusion des instances représentatives.
  • Non au plafonnement des indemnités de licenciement.

FORCE OUVRIÈRE REVENDIQUE :

  • Maintien de la Sécurité Sociale, basé sur la cotisation salariale.
  • Pas touche à nos retraites par répartition. Pas touche aux régimes spéciaux.
  • Maintien intégral du Statut de la Fonction publique et de l’unicité du Point indiciaire pour les 3 versants.
  • Pas d’augmentation de la CSG pour les salariés, les fonctionnaires et les retraités.
  • Augmentation générale des salaires et des pensions.